Alors qu’il nous plait de penser que nous pouvons être les grands organisateurs du monde, l’observant dans sa globalité avec détachement, nous oublions qu’en réalité nous en faisons également partie.

Mélanger les matières du vivant, peau, corne, bois… aux matières inertes du travail de l’homme redessine tout l’éventail de nos rapports à la nature et en bouleverse ainsi notre compréhension. Mixer les matières, c’est mixer les corps, confronter toutes les formes vivantes pour troubler la frontière qui nous séparent de ces autres êtres qui peuplent le monde. A l’échelle de l’individu nous éprouvons une sorte d’incertitude quant à la manière de vivre notre rapport à la nature. Il nous faut nous débarrasser du filtre de la parole, du lien social, ôter de la nature son vêtement d’idées car, finalement, lorsque les choses sont constituées des mêmes matières, ou sont organisées de façon similaire, elles entrent directement en résonance avec le corps. La sculpture offre ces sensations brutes, indissociables de notre relation au monde et tend à devenir une véritable expérience de l’évidence naturelle. Car j’ai l’intime conviction que l’Homme ne désire pas connaître mais sentir infiniment.

Dividir la naturaleza en cuadras de 4 x 4 cm

 

Bois de coihue sculpté par le champignon llao llao. 

Pièces réalisées dans le cadre d'une résidence d'artiste à la Tribu de Trueno à San Carlos de Bariloche, Patagonie, Argentine. 

2019

Cajitas

 

Nœuds de coihue et métal

Pièces réalisées dans le cadre d'une résidence d'artiste à la Tribu de Trueno à San Carlos de Bariloche, Patagonie, Argentine. 

2019

Viviovo

 

Plumes d'autruche, résine et bois

20 x 11 x 10 cm

2019

Olea Serpens

 

Peau de serpent et bois d'olivier

Ensemble de 22 pièces comprises entre 

22 x 11 x 10 cm et 9 x 4 x 2 cm

2019